Deux histoires qui s'entrecroisent, celle du grand-père et celle du petit-fils. Corse, le grand-père traverse l'histoire du XXième siècle, de sa résistance miraculeuse à la maladie, son travail de diplomate dans les colonies africaines... Il refuse sa paternité et renverra son fils dans sa famille. Le petit-fils, élevé à Paris mais se sentant avant tout corse à travers les vacances de son enfance, decide d'abandonner ses études de philosophie afin de reprendre le bar du village avec son cousin. S'ensuivra l'apogée puis la chute à travers des personnages si différents : les serveuses, la famille...
L'idée originale est intéressante, ainsi que l'attachement à la culture de son enfance, mais tout ceci est effacé en deux pages par le style de l'auteur. Eprouvant, c'est le terme que j'emploierais, l'auteur n'utilise pas le point, ce qui donne des phrases de deux pages, qui a partir d'un mot, rebondisse sur une idée, qui en engendre une autre... Bref, ça ne s'arrête jamais, quand on commence une phrase, on ne sait pas quand elle va finir et si elle va faire avancer l'intrigue. C'est assez rare pour que je le dise, mais c'est vraiment pas ma tasse de thé.
Dommage que le personnage du petit-fils ne soit pas aussi creusé que celui du grand-père. Sont-ils lâches tous les deux : oui, chacun à leurs façons, l'abandon de son fils pour le premier, le refus de choisir sa vie pour le second... Mais on ne comprend pas pourquoi le petit-fils possède un caractère de pleutre, je ne sais pas, on dirait qu'il manque quelque chose, à moins que je ne me sois perdu dans un paragraphe !
A ne pas lire, à moins de vouloir paraître intelligent en société et en louant ce style si particulier...
208 pages, Actes Sud Editions
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